03 novembre 2008

retourner chez ses parents, c'est bien

n576328826_951957_5586Ce week-end, nous fêtions en famille les 18 ans de mon frère, ce qui fait que je suis remontée à Bourges pour l’occasion.

Je remonte rarement, peut-être 4 à 5 fois par an, car c’est une ville qui est très mal desservie : il n’y a qu’un ou deux trains par jour pour y aller, (ou alors il faudrait d’abord que je passe par Paris, mais cette idée ne m’enchante guère), et y aller en voiture est tout simplement un enfer car il n’y a de l’autoroute que les 70 premiers kms. Sur 350. Ensuite vive la départementale (ou la nationale parfois, je ne suis pas sectaire)

Je pensais dans un premier temps partir vendredi soir après le travail, vu que le repas de famille était samedi midi. C’était sans compter sur ma chère et tendre mère qui m’appelle jeudi soir en me demandant de ne pas partir : « ici il neige, il va faire nuit tout le long de la route et le We de la Toussaint est le WE le plus meurtrier de l’année. »

Soit.

Aussi, j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal à me lever quand le réveil a sonné samedi matin aux alentours des 6 heures. Je dis aux alentours car je ne sais plus vraiment, ce que je sais c’est que j’étais à 7h pile dans la voiture.

Mehdi m’avait prêté sa Golf pour l’occasion, car je me voyais mal faire la route en 205…

J’avais prévu 3h30 de route, ce qui est assez large car je fais d’habitude la route en 3 heures et quelques. Mais c’était sans compter les nombreux radars fixes et mobiles qui décoraient la chaussée. Impossible ou presque de dépasser le 90 km/h, ça me rendait dingue !

Je suis arrivée à 11h, j’ai juste eu le temps de prendre ma douche et de me changer avant que les invités arrivent.

***

Moi j’aime bien remonter chez mes parents. Déjà parce que ça leur fait une occupation : faut les comprendre les pauvres, leurs deux filles adorées sont parties l’une après l’autre, leur fils chéri habite toujours chez eux mais ne fait qu’acte de présence. Donc, ils s’ennuient.

Alors ils nous passent tous nos caprices. Donc forcément, nous, on en abuse (et rebuse). Par exemple, j’ai été déshéritée de ma chambre, mon frère se l’étant approprié. Moi j’ai dormi dans son ancienne chambre. Comme quand j’avais 5 ans, je n’ai pas arrêté de me relever.

Un coup j’avais trop froid. Un coup j’avais trop chaud. Un coup j’avais mal au dos. Un coup j’avais soif. Un coup « maman y a un truc qui me fait tousser dans la chambre ».

Mon père m’a même proposé que j’aille dormir avec ma mère. Mais bon, j’étais insupportable, mais quand même, j’avais passé l’âge donc j’ai dit non.

Quand on retourne voir nos parents, ils sont toujours très à l’écoute du moindre de tes désirs. Si par exemple tu t’asseois à table et que tu dis : oh zut j’ai oublié le sucre, ta mère est déjà dans la cuisine en train de le prendre dans le placard.

Un autre exemple flagrant : samedi soir on s’apprête à manger les restes et je dis que je me réserve pour le fromage blanc (ne pas manger de fromage blanc lors d’un de nos repas familiaux est un sacrilège). Regard interrogatif de mes parents. Ah bah y en a plus. Et bien mon père a été racler le fond du pot pour réussir à m’en donner une assiette.

Quand on retourne chez nos parents, c’est un peu les vacances. Tu ne fous rien. Oh tu aides bien de temps en temps pour mettre la table par exemple ou tartiner des rillettes, mais tu ne fais pas à manger, tu ne fais pas le ménage, tu ne fais pas la vaisselle. Le plus gros effort étant de mettre les pieds sous la table.

Quand on retourne chez nos parents, c’est un peu le retour en enfance. On parle du bon vieux temps, on se raconte des souvenirs. Parfois même des souvenirs que la moitié d’entre nous avaient oubliés.

Nous nous sommes ainsi souvenu d’une anecdote qui s’était passée pendant nos dernières vacances tous ensemble. Mon frère était tout petit, il avait 7 ou 8 ans. Nos parents étaient partis faire des courses et sur le chemin du retour ils avaient été invités par nos voisins, chez qui ils s’étaient rendus sans nous prévenir. Nous les avions cherché partout, et mon frère, voyant que mon père avait déposé ses chaussons au pied de la voiture, était persuadé que quelqu’un l’avait tué !

Quand on retourne chez nos parents, on est couverts de cadeaux. Il suffit de demander, ou pas. Nous avons été particulièrement gâtés ce WE, et pourtant ce n’était pas notre anniversaire. Ainsi, nous avons eu Anne-Laure et moi, une crème de jour que maman nous avait acheté.

Je me suis plains de n’avoir ni ramequins, ni couverts, je suis repartie avec la moitié du tiroir de la cuisine.

Dimanche, nous sommes allés faire les magasins fermés ! Mon père travaille dans un magasin de vêtements haut de gamme, il nous y a emmenés alors que le magasin était fermé, pour que nous puissions voir la nouvelle collection. Je suis repartie avec une casquette trop choupinoute (et si vous êtes sages je vous montrerai) qu’il m’a offert, et j’ai craqué sur un gilet manches ¾ h en alpaga malheureusement trop cher pour moi (57 € en prix d’achat – 135 € au prix magasin…) mais j’ai entendu papa dire qu’il me l’achèterait peut-être pour Noël !

Puis nous sommes allés dans mon magasin préféré à bourges, Stokomani, et mon père m’a acheté de quoi décorer mon sapin de Noël. Cette année la déco sera noire et doré !

Alors si avec tout cela, je n’oublie pas les 4 heures qu’il me faut pour aller les voir, je serais bien difficile, non ?

Posté par miss_mary à 11:47 - - Permalien [#]
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